
Attaa BEN ELAFDIL, présidente de Mouvement T

Portrait d’une leader qui bouscule le monde du travail français et qui veut sauver les cadres du burn-out.

Attaa BEN ELAFDIL
Les chiffres qui devraient vous réveiller
- Un cadre sur deux fera un burn-out dans sa carrière.
- 19% des dépressions en France sont attribuables au harcèlement moral au travail, le double de la moyenne européenne.
- 60% des actifs ne font pas confiance aux décisions prises par leurs organisations LinkedIn.
Vous êtes peut-être en train de vous dire : « Pas dans MON entreprise. » C’est exactement ce que pensent tous les dirigeants. Jusqu’au jour où leur meilleur élément s’effondre.
Qui est Attaa Ben Elafdil ?
Diplômée de HEC Paris, consultante chez bluenove, enseignante, et surtout : présidente et cofondatrice de Mouvement T, l’association qui assume qu’on va parler de taf après le taf.
Attaa Ben Elafdil ne joue pas dans la catégorie « wellness corporate » avec cours de yoga et corbeilles de fruits.
Elle s’attaque frontalement à ce que personne n’ose vraiment nommer : les dynamiques de souffrance et d’injustice qui pèsent encore sur nos environnements professionnels Mouvement T.
Le Mouvement T : plus qu’une association, une insurrection douce
Mouvement T rassemble des cadres et futurs cadres dont la responsabilité est double : se protéger eux-mêmes et protéger les travailleurs les plus exposés, les plus jeunes, les plus précaires.
L’ambition ? Rendre le travail vertueux et heureux.
Travailler mieux, en s’épuisant moins. Ressentir la joie d’être et de faire ensemble.
Mais contrairement aux consultants qui vendent du rêve, le Mouvement T s’ancre dans le réel : conception et diffusion d’outils pratiques, espaces de dialogues autour du travail et de son organisation, mobilisation d’une communauté d’acteurs prêts à changer les règles du jeu.
Ce qu’elle dit (et que vous n’avez pas envie d’entendre)
Ben Elafdil pose les choses de deux façons :
- Le problème : Vos organisations génèrent de la souffrance systémique. Point. Pas par malveillance, mais par design.
- L’horizon : Faire triompher un nouveau modèle de réussite, centré sur le soin apporté aux humains et à la planète.
Et cela passe par une profonde révision de nos représentations, une meilleure compréhension de ce qui se joue au travail et un renouvellement des pratiques au sein de nos organisations.
L’entreprise apprenante : son cheval de bataille
Attaa Ben Elafdil défend la thèse de l’entreprise apprenante comme levier pour l’émancipation.
Elle a contribué à l’étude de VersLeHaut sur les dimensions éducatives du travail, notamment le chapitre sur l’autonomie, l’autogestion et l’andragogie.
Son constat ?
L’apprentissage entre pairs, autrefois informel, est aujourd’hui très structuré et de plus en plus démocratisé.
Elle défend une approche plus collective et réciproque, où chacun peut être à la fois apprenant et enseignant.
Pourquoi les dirigeants devraient l’écouter ?
Parce que ce qu’elle dit est inconfortable mais irréfutable :
1. Vos pratiques actuelles ne sont pas tenables
La preuve ? Votre turnover, vos arrêts maladie, votre climat social. Même si vous ne voulez pas les voir.
2. La responsabilité éducative des entreprises
Les entreprises ont un rôle clé à jouer pour l’éducation, pas juste pour former des exécutants, mais pour créer des environnements où les gens grandissent.
3. L’organisation du travail est politique
Votre organigramme n’est pas neutre. Votre culture managériale non plus. Ils reflètent des rapports de pouvoir que vous perpétuez, consciemment ou non.
4. Les jeunes talents ne joueront plus le jeu
La génération qui arrive ne sacrifiera pas sa santé mentale sur l’autel de la performance. Vous adaptez votre modèle, ou vous perdrez la guerre des talents.
Son approche : pragmatique et radicale
Ce qui distingue Ben Elafdil ? Elle publie sur LinkedIn pour briser la frontière entre ceux qui travaillent et ceux qui travaillent sur le travail LinkedIn.
Traduction : elle ne fait pas de la théorie dans une tour d’ivoire. Elle construit des ponts entre la recherche académique et la réalité du terrain.
Un de ses collaborateurs témoigne :
« Par sa patience, son optimisme et sa persévérance, Attaa a réussi là où tous ses prédécesseurs avaient échoué.
En tirant dans son sillage une équipe établie et plus expérimentée, elle nous a montré avec finesse et humilité qu’il était possible de créer une nouvelle dynamique et impacter durablement une organisation avec beaucoup d’écoute et une exceptionnelle maturité ».
Les After T : là où on ose parler de ce qui fâche
Le premier afterwork qui assume qu’on va parler de taf après le taf.
Le Mouvement T organise des événements comme l’After T#3 « Nous ne sommes pas des machines ! » où on aborde droit à la déconnexion, économie de l’attention, et les 43 notifications qui vous pourrissent la vie.
La question brutale pour vous
Combien de vos cadres sont actuellement en train de compiler silencieusement vers le burn-out pendant que vous lisez ceci ?
Et surtout : combien vous coûte réellement cette hémorragie invisible de santé mentale, d’engagement et de performance ?
Ce qu’elle propose n’est pas du « nice to have »
Nous souhaitons faire triompher un nouveau modèle de réussite, centré sur le soin apporté aux humains et à la planète Mouvement T.
Ce n’est pas du militantisme bisounours, c’est du pragmatisme stratégique.
Les entreprises qui ignorent cette transformation paieront le prix : turnover explosif, incapacité à recruter les meilleurs, effondrement de la performance, risques psychosociaux, procès aux prud’hommes.
Le message d’Attaa Ben Elafdil résumé en une phrase
Selon William Morris qu’elle cite : « Notre vie toute entière pourrait être une fête si nous étions résolus à rendre nos travaux raisonnables et agréables ».
Action immédiate
Suivez Attaa Ben Elafdil sur LinkedIn. Rejoignez le Mouvement T. Participez à leurs événements.
Pas pour faire bonne figure, mais parce que l’alternative (perpétuer un modèle à bout de souffle) n’est plus viable.
Vous pouvez soit ignorer cette transformation et regarder vos talents s’éteindre, soit faire partie de ceux qui réinventent le travail avant d’y être forcés par la crise.
Le choix vous appartient. Mais le temps presse.


