Catherine HEURTEAUX, référente scientifique en neurosciences à l’ANR (Agence National de la Recherche), explique en quoi la santé mentale est un enjeu de santé publique et un droit fondamental. Elle détaille les moyens déployés par l’ANR pour soutenir la recherche et met en lumière que les victimes de troubles psychiques font l’objet d’une stigmatisation persistante, et que la recherche en santé mentale manque cruellement de financement à l’échelle mondiale.
3 points à retenir
- Entre 2014 et 2024, l’ANR a soutenu 432 projets liés à la santé mentale pour un total de 636 millions d’euros, couvrant de larges thématiques (neurosciences, environnement, bien-être, etc.) et favorisant la coopération internationale.
- Les troubles mentaux représentent un coût économique majeur. Le cout direct et indirect des maladies psychiatriques en France est passé de 109 milliards en 2012 à 163 milliards € en 2023, une augmentation considérable. Et pourtant, malgré ce chiffre astronomique, la prise en charge des malades continue d’être freinée par les pénuries de psychiatres, les inégalités territoriales et le manque de moyens.
- Considérer la santé mentale comme un droit universel implique de renforcer la prévention dès l’enfance, d’agir sur les déterminants sociaux et environnementaux, et de lutter contre la stigmatisation pour une société plus inclusive et résiliente.
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