
«Ce n’est pas une fatalité» : 5 conseils pour échapper à la solitude de l’entrepreneuse – Figaro

Selon le Baromètre Entrepreneuriat et inégalités de genres publié par Initiative Île-de-France, 40 % des dirigeantes déclarent ressentir un isolement persistant, un sentiment qui s’accentue encore en période de stress.
La solitude pèse fortement sur les entrepreneuses, en grande partie parce qu’elles évoluent dans un écosystème encore façonné par les normes masculines. Un environnement où les femmes doivent non seulement porter leur activité, mais aussi justifier leur légitimité et absorber une charge souvent asymétrique.
L’article du Figaro souligne que cet isolement se construit dès l’intention d’entreprendre, par des doutes exprimés par l’entourage, par un manque de modèles féminins, par un sous-financement récurrent, par une absence de pairs avec qui partager les hauts et les bas, etc…
Autant d’éléments qui renforcent la vulnérabilité émotionnelle et la surcharge cognitive. Cependant, il existe plusieurs actions que les dirigeantes peuvent mettre en œuvre pour contrer ces effets et préserver leur bien-être :
- Développer un cercle de soutien personnel de personnes de confiance afin de mieux se défaire des pressions liées aux attentes professionnelles et de s’extraire des injonctions à toujours se justifier.
- Affirmer ses ambitions pour réduire les biais et préjugés de ceux qui leur font face.
- Clarifier là où s’arrête la charge professionnelle et où commence la charge domestique pour éviter une fusion de ces deux sphères et préserver un équilibre de vie sain.
- Déléguer avant l’épuisement pour échapper au surmenage.
L’isolement des dirigeantes ne disparaît pas par volonté individuelle, mais exige plutôt un environnement inclusif et l’existence de réseaux de soutien. En l’absence de ces éléments, la santé mentale des dirigeantes s’effondre en silence.


